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 En devenant majeure, j’ai passé (légalement) la porte du P’tit Bar et me suis plongée dans le monde de la chanson. Faut dire… faut dire que ce n’est pas d’hier que je fredonne de corridor en corridor. Après une formation en piano classique, je me suis rompue à l’art de l’accompagnement, et me suis lancée dans ces folles soirées de musique.
Barbara, Brel, Brassens, Piaf, Ferré, Desjardins, Renaud…et tant d’autres, m’ont permis de courir de salle en salle armée de mon piano électrique. Mais le P’tit Bar reste ma scène favorite, le lieu de toutes les rencontres, des soirées bleues aux épopées cocasses.
Étant une amateure confirmée, point de critique journalistique ici. Après 10 ans au P’tit Bar, adressez-vous aux habitués! Ils vous diront que même si je ne suis pas un homme je peux chanter Brel, que même si je suis jeune je donne parfois dans le tragique, et que les frissons sont souvent au rendez-vous. Un autre verre, et je deviens gouailleuse, un tantinet cynique, mais toujours le sourire en coin. Venez-voir par vous-même! Il y a des chansons pour tous : les blondes, les cocus, les cons, les filles de joie, les amoureux, les inventeurs à la noix, les pacifistes, les nostalgiques, les accordéonistes, les solitaires…même pour la femme d’Hector, et Igor, le Russe blanc noir. Pas de CD à vendre (pour l’instant), pas de groupe à vanter, pas de tournée à l’horizon. Juste des soirées durant lesquelles je redécouvre avec vous les petits bijoux de notre tradition. Si tu t'imagine : (Paroles : Raymond Quenau, musique : Joseph Kosma) |